Biographie

Premières rencontres avec le jazz

Premier coup de foudre en écoutant les guitaristes manouches Mondine et Niglo à la Chope des Puces, rue des Rosiers, à Saint Ouen.

Parallèlement Milo Maillard, mon professeur de guitare, me fait travailler des valses musettes et des standards. Des amis m’invitent à un stage de Barney Kessel, il devient et restera l’un de mes guitaristes préférés.

Lors d’un Festival de Jazz de San Sebastian, à l’écoute d’un violoncelliste de jazz, je me prends de passion pour cet instrument et m’oriente vers le Conservatoire du Xème arrondissement de Paris. Peu de temps après ce sera l’étude du banjo ténor.

photo © François Gaubert

Assez rapidement je commence à jouer avec des musiciens traditionnels tels que Gilbert Leroux, Raymond Fonsèque, Philippe Baudoin, Benny Waters, Bill Coleman, Olivier Franc…

Répétition avec Raymond Fonsèque, Benny Waters et Marc Renard – 1972
photo © Philippe Baudoin

Ensuite… 1980-1995

Pierre Cullaz me fait découvrir ses méthodes: Technique pour Guitaristes de tous styles. Il me propose d’enseigner au CIM (Centre d’Information Musicale, à Paris).

Le quartet Ladies First naît en juin 83 en vue du Festival de Neuchâtel. Les musiciennes sont Hélène Labarrière, Dominique Borker et Micheline Pelzer. Nous enchaînons Clubs, radios, Festival de Samois-sur-Seine, Jazz à Vienne… « Ça tourne bien ».

Ladies First en 1983 – photo © T. Nectoux

Septembre 1984, il est temps de partir au GIT (Guitar Institute of Technology) de Los Angeles: rencontres avec Joe Diorio, Joe Pass, Ted Green… Je suis primée « Outstanding Student Award of the Year » en 1985.

au Musicians Institute avec Howard Roberts – 1985

A mon retour Pierre Cullaz me recommande pour L’Opéra de quat‘sous projet qui se concrétisera au Théâtre Musical de Paris en 1986-1987. J’y participe en tant que multi-instrumentiste (banjo, violoncelle, guitare). 10 ans plus tard, je rejouerai cet Opéra avec le Théâtre de la Manufacture de Nancy.

Côté banjo, parenthèse…
Mais oui, il existe une partie de banjo dans la Rhapsody in Blue de Gershwin. Je l’ai jouée pour la première fois à la Salle Pleyel avec l’Orchestre de Paris en 1983 et plusieurs fois par la suite. De même pour des compositions de Kurt Weil, Cole Porter et même Alban Berg (musique de scène de Lulu) qui comportent également des parties de banjo.

Viennent ensuite les rencontres avec Gérard Meissonnier et Marc Steckar, Dixieland Parade et New-Orleans Vol.1 & 2 seront enregistrés (1990 et 1997). Marc Steckar connu pour jouer du trombone, du tuba, est également compositeur et a débuté la musique avec le violoncelle. Les partitions de son groupe Tubapack pourraient être transposées pour 4 violoncelles, nous en parlons et demandons à Jean-Charles Capon de se joindre à nous. Le 4ème sera le tout jeune Vincent Courtois. Voici donc CelloFans (1989). Le pianiste Niels Lan Doky nous invite pour l’Album Cello Acoustics (1993).

Christian Escoudé me contacte pour  entrer dans le Trio Gitan (1993-1994) avec Frédéric Sylvestre. Marcel Azzola se joint ponctuellement au trio. Nous faisons des tournées internationales : Europe de l’Est, Asie, Indonésie, Australie, Israël…

De gauche à droite : Christian Escoudé, Frédéric Sylvestre, Biréli Lagrène, Marcel Azzola, Babik Reinhardt, Marie-Ange Martin

Les années 1996-2014

1996 voit la naissance d’un quatuor de guitares sous la direction de Frédéric Sylvestre. Après deux ans de travail nous enregistrons l’Album Transcriptions (1998) qui regroupe des œuvres de Jean-Sébastien Bach.

De gauche à droite : Serge Merlaud, Jean-Luc Sitruk, Frédéric Sylvestre, Marie-Ange Martin

Paul Bessone directeur du Label Juste une Trace me propose d’écrire et d’enregistrer des thèmes originaux. C’est l’album Kickstart (2000).

Frédéric Sylvestre écrit des arrangements sur des valses… musette, jazz, originales. Ce sera le Second album du quatuor de guitares Valse(s) Caprices (2004).

Shona Taylor (cornet et vocal) enregistre avec son quartet dont je fais partie depuis quelques temps, Four or more. En y ajoutant quelques invités, elle crée différentes formules orchestrales, différents climats. Elle signe une biguine de sa composition et joue un morceau de Louis Armstrong quasi inédit (2005).

Marie Ange Martin – Gérard Siffert Quintet débute en 2003. Notre nouvelle formation s’inspire tout d’abord du quartet Ruby Braff – Georges Barnes. At the Jimmy’s Bar est enregistré en 2005, le quintet se produit au Festival de St Leu-La-Forêt, à Marciac (2006), à Jazz aux Champs Elysées…

Au Casino de Paris Jérôme Savary monte le spectacle A la recherche de Joséphine. Le chef d’orchestre et pianiste David Boeddinghaus vient de la Nouvelle Orléans. Banu Gibson et Katie Cavera sont les banjoïstes et guitaristes en titre et j’assure leur remplacement (2009-2010).

Mais le violoncelle me rattrape lors des Mascarades de Dives (2010) où je me produis en soliste pour illustrer la déambulation féérique des costumes vénitiens.

Avec Shona Taylor, nous animons en trio les brunchs dominicaux du Café de la Paix (2011-2013), Isabelle Conte est à la contrebasse. Pour le Festival de Laroquebrou (2012) nous élargissons notre formation en quintet avec Alice Bassié à la guitare rythmique et Emmanuelle Lavau à la batterie.

Pêle-mêle ces derniers temps…

Le Jazztime, de Pierre Dieuzey, quintet de jazz classique.
Les Swing Ladies, groupe féminin piloté avec punch par Nathalie Renault à la trompette.
Les Blues Serenaders quintet de jazz classique avec Laurent Verdeaux, trompettiste, chroniqueur, éditeur musical…
Clarinet Unlimited de Michel Mardiguian formation originale avec deux clarinettes, guitare-basse-batterie en rythmique.

Root 33 démarre en 2017, c’est un sextet fondé par Dominique Vernhes, saxophone, accordéon, compositeur, arrangeur et plus encore. Le public de l’Espace Michel Simon de Noisy-le-Grand nous fait un accueil plus que chaleureux lors d’un concert en 2019.